07/11/2007

Dans quel monde vit-on?

Journée du 06-11-2007

plaque 54 plaque 61

 

De 07h03 à 10h23 et de 15h01 à 19h25 Bonjour,

 

Bon allez, on recommence. Eh oui, Dédé me l’a déjà pourtant dit et répété « Ichou, ton post, d’abord par Word et copier coller ensuite ». Je suis et reste un grand naïf qui croit en la fiabilité de l’électronique. Je vais finir par le comprendre à force de réécrire deux fois mes post…

Bien, venons-en à l’explication de ce titre. Il est des côtés où l’on ne s’attend pas à être agressé. La fin de ce post sera pourtant un bel exemple qu’il faut se méfier de tout le monde et rester à chaque instant sur ses gardes. Je pense que, comme moi, ce récit vous sidèrera tellement on ne s’attend pas à être attaqué de la sorte par ses propres collègues.

Mais venons-en à ce coupé de la mort qui tue. Sortie 07h23, vers Bailli, pour un gros aller-retour sur le 54. Arrivé à Forest National, ça bloque déjà et, aussi loin que mon regard puisse porter, cela ne s’arrange pas. La journée est entamée depuis … 37 minutes. Ca ne laisse rien présager de bon pour le reste. En effet, j’effectuerais mon départ de Forest Centre avec 15 minutes de retard. Arrivé à Albert, j’avais 25 minutes dans la vue. Je recevrais un demi tour à la Porte de Namur qui me permettra de rattraper quelques minutes vers Forest Centre. Néanmoins, je rentrerais au dépôt par Balli avec juste 6 minutes dans la vue.

La bonne nouvelle de la journée, c’était que mon ami Dédé avait, ce jour,  aussi un coupé. Nous irons donc tôt au restau afin d’avoir un peu de temps pour nous rendre en ville. Nous avions des courses à faire. Lui au Média Mark et moi rue de Brabant. En effet, le 15 de ce mois, nous fêterons l’anniversaire de ma Lynette (n’oubliez pas de le lui souhaiter. Je compte sur vous hein). Elle m’avait demandé, en son temps, de lui rapporter une chose que l’on ne trouve QUE rue de Brabant. Je ne vous dévoilerais pas ce que c’est, forcément, elle lit aussi la coquine…

Reprise pour 3 allers-retours sur le 61. Ligne que, je le répète, j’aime beaucoup. Deuxième voyage, je me trouve immobilisé à l’arrêt « Fuss » vers Montgo. Je sers donc mes clients.  Arrive de l’avenue Clays un A330 (voir flèche sur le plan).

 lieuAgression

Il prend son virage trop court et, voyant qu’il n’y arrivera manifestement pas, continue dans sa bêtise. Bien évidemment, lorsqu’il est arrivé au ¾ arrière de mon bus, ça ne passait plus. Voila notre « comique » qui ouvre son carreau et balançant sa main d’avant en arrière, m’intime l’ordre de reculer. « Heu t’es gentil mon garçon, mais je te signale que, primo tu t’es flanqué tout seul dans cette situation. Secundo, j’ai une bagnole juste derrière, mal stationnée, pour laquelle j’ai déjà dû faire un écart. Et Tercio j’ai les roues tout contre la bordure, ce qui m’empêche de manœuvrer en marche arrière ». De toute façon (pensais-je pour moi) si j’accroche en faisant marche arrière sans un gradé sur place, c’est moi qui payerais les pots cassés. Pas question donc de bouger. Je pense que n’importe qui aurait fait pareil dans les mêmes circonstances. Donc… débrouille-toi mon grand.

Il enclenche sa marche arrière tout en râlant et en me gueulant dessus « Ouais, ça va j’ai compris, t’es à la stib depuis 6 mois, tu sais même pas rouler, je vais reculer… » Je vous passe d’autres insultes dans une langue que je ne maîtrise pas du tout (malgré les quatre connues…). Ce qui suit est tout simplement incroyable. J’ai entendu des coups de klaxons et j’ai vu de mes propres yeux, des voitures FUIR littéralement à gauche et à droite de son bus afin de ne pas se faire emboutir. Une chose est sûre, là j’ai eu la révélation qu’Allah existe bel et bien pour certaines personnes…

Me voila débloqué, en passant à sa hauteur, je lui dit ceci : « Pour info, je suis rentré à la stib en 1979 lorsque toi tu étais encore en culottes courtes, et le plus dur dans la vie, c’est de pouvoir reconnaître ses erreurs … ». Il me traitera encore d’autres noms d’oiseaux (bien en français ceux-ci). L’énervement m’ayant gagné depuis longtemps, je n’ai pas géré cet incident comme j’aurais dû le faire. En effet, je lui ai aussi sorti 2-3 « mots doux ». Je n’en pouvais plus de toute cette agressivité et, j'étais surtout assez fatigué de par ce foutu coupé. A l’heure ou je rédige ce post, (08h30 pour la première rédaction…) j’avais encore du mal à comprendre et, surtout, à accepter cet état de chose.

On est déjà soumis à une pression de la part des clients, je ne parle pas de la circulation dans Bruxelles, où cela devient jour après jour de plus en plus pénible et ingérable. Mais si les collègues s’en mêlent, là, je crois que je ne tarderais pas à jeter l’éponge. Trop is te veel comme on dit.

Pourquoi n’ais-je pas fais de rapport d’incident ?  C’est simple, et malgré que cela ne l’excuse pas totalement de ce comportement inqualifiable (surtout pour l’image de la boîte). Il faut quand même dire que le voyage suivant, à l’arrêt « steurs » (moi je descendais, lui montait la rue) j’étais, à nouveau occupé à servir les clients, mais j’attendais afin de noter le numéro de son bus ben oui, avec toute cette histoire une heure plus tôt, j’avais pas eu la présence d’esprit de le faire… Mais j'avais la ferme intention de consigner cet incident dans un rapport.

Je le vois ralentir et s’arrêter à ma hauteur, ouvrir son carreau et demander pardon pour son comportement. Il reconnaissait qu’il avait fait une erreur. A sa décharge, il m’expliqua qu’il avait eu un gros problème avec une voyageuse et, qu’au moment où il m’a croisé, il était vraiment sur les nerfs et avait abordé son tournant comme un idiot. « Oké, n’en parlons plus » lui dis-je. Mais j’ai eu du mal à finir le service. Ma soirée, n’en parlons pas, j’étais au plus mal. Ce matin, ça va un peu mieux, bien que je ne me sente pas encore au top. Il faut beaucoup pour me blesser, mais quand c'est fait, c'est très profond...

Quand je suis en tort, je suis le premier à reconnaître ma faute et à m’excuser. Mais là,  il y a des paroles qui font vraiment mal surtout quand on a rien à se reprocher.

Voila cette journée ci sera, je l’espère reposante, j’en ai besoin.

A demain pour un matin. Oui, oui, vous avez bien lu, un matin. Mais heu… 06h00 à 14h00 un truc dans le genre. Donc, un petit effort et à 14h00, finita la vadrouilla dans  Bruxella.

A demain

BiZzZoOo

 

07:58 Écrit par A chaque jour suffit sa peine dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Suit une thérapie... Tu verras... cela fait du bien...
Voir mon blog...
mustang68

Écrit par : mustang68 | 07/11/2007

c'est franchement mal fait le trajet du 61 a hauteur de fuss j'en vois tous les jours des bus qui coincent je suis au première loge bonne journé

Écrit par : tine | 07/11/2007

Ouf J'ai bien fait je vois de ne pas détaillé l'objet! Je me doutais bien qu'elle nous lisais! Une femme quoi!

Écrit par : DédéSTIB | 07/11/2007

mon pov chouchou Toi un vieux de la vieille à la stib tu te laisses gagner par le stress!!! Tu m'étonnes, toi d'habitude si calme. Comme quoi cela arrive aux meilleurs. Je suis de tout coeur avec toi. Bon repos et déso de t'avoir réveillé.
Bisous

Écrit par : Marie-Claire | 07/11/2007

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