24/07/2008

C'est pas un roman mais c'est une belle histoire

L’origine

En 1935 A.J. Florizoone fonda l’exploitation en miel, le Meli, à Adinkerke.
De ce temps-là, la consommation de miel était encore pratiquement inexistante chez le consommateur moyen. Les classes aisées, de temps à autre, se fournissaient chez l’apiculteur local.

Pour rendre plus connu ce produit naturel et pour le propager, il fut construit un grand immeuble blanc (dans le style de Le Corbusier) comprenant une salle de conférence et une cafetaria. En outre il y avait une salle dans laquelle les pots de miel furent remplis. Cette salle-là était également accessible aux visiteurs.
A l’extérieur il y avait les terrasses autour de l’étang, le jardin de récréation pour les enfants, un labyrinthe et un mini zoo.

Les promeneurs du dimanche venaient en famille, écouter les exposés de A.J. Florizoone. Celui-ci, narrateur envoûtant racontait son savoir concernant ses abeilles et son miel Meli.
Le nom de marque Meli fut choisi comme anagramme de miel. Plus tard A.J. Florizoone se rendit compte que c’était également l’appellation grecque de miel.

 

Meli Heizel



Lors de l’exposition mondiale de 1958 le Meli réalisa un pavillon de 1200 m² avec, à l’intérieur les fontaines dansantes, un show sur les abeilles et un énorme espace de vente.
De cette façon des milliers de visiteurs firent la connaissance du Meli et ses produits.



Après l’expo ’58, Meli reçut l’autorisation de réaliser un parc sur les anciens terrains de “La Belgique Joyeuse ». Une version réduite (4.5ha) du Meli à Adinkerke était née !

Des milliers d’autobus de passage à Bruxelles ou traversant la capitale y firent halte.
C’était devenu, tout comme l’atomium, ou l’Observatoire, un endroit privilégié.
En outre la jeunesse bruxelloise pouvait prendre connaissance de la nature et des animaux dans le parc des oiseaux et dans le zoo.

En 1987 le Meli au Heizel dut céder la place à l’actuel Brupark et au complex Kinepolis.

 

 

Source : http://www.meli.be/intro/homepage.asp?lang=FR

 

Bonjour,

Laissez-moi vous raconter une histoire qui se transmet de bouche de contrôleur à oreille de nouveau contrôleur.

Cette histoire à été racontée par le 262 (cruellement surnomé "Clarence" à l'époque pour cause de (léger) strabisme) à mon chef actuel le SP 4629 qui me l'a lui-même transmise afin que se perpétue la tradition.

Pourquoi vous ai-je d'emblée plongés au coeur de ce parc d'attraction si connu des hommes et femmes de ma génération? Me demanderez-vous. C'est très simple mais étonnant à la fois.

Si vous avez lu l'historique du Meli, vous aurez pu constater que l'annexe de Bruxelles a fermé ses portes en 1987. Cela fait donc 21 ans. Vous aurez aussi remarqué qu'il y avait un zoo où s'épanouissaient pleins d'animaux dont... des oiseaux.

Figurez-vous qu'à l'annonce de la fermeture du parc (et donc aussi du zoo), le personnel, préposé à l'entretien des cages décida d'un commun accord de libérer tous les volatiles présents à cette époque...

Et, depuis lors, à certains endroits de Bruxelles comme à cette place-ci,

Perroquets_3Place

L'on peut voir de drôles de boules accrochées au poteau soutenant les tendeurs de l'éclairage public, ou encore dans les arbres.

Perroquets_2

En y regardant de plus près, (si, si cherchez bien), on peut aussi appercevoir un drôle d'oiseau qui semble être vert...

Perroquets_1

Mais oui, vous avez bien vu. Ce sont bel et bien des perroquets. Regardez les de plus près.

Perroquets_4

Perroquets_5

Perroquets_7

Perroquets_8

Et ici, en zoom maxi, une gentille petite tête sortant du gros nid que vous avez pu voir à la première photo.

Perroquets_9

Cela fait maintenant 21 ans que ces charmantes petites bestioles, non seulement, vivent mais aussi, se reproduisent en pleine nature et dans une ville aussi bruyante que Bruxelles.

On dit même que les soirs de pleine lune, certains perroquets se posent sur les rembardes des balcons et y déposent des goutes de miel, afin de remercier les hommes qui les ont libérés 21 ans plus tôt (heu... non ça c'est moi qui l'invente, mais c'est comme cela que naissent les légendes...).

En tout cas, la seule chose que je puisse dire à ces hommes et femmes qui, il y a 21 ans,  n'ont pas voulu abandonner les volatiles dont ils avaient la garde, c'est... BRAVO.

Je vous avais promis de l'insolite... En voila.

A bientôt pour une nouvelle histoire de tonton Bachi45 ;-)

 

P.S. Merci Alain pour cette belle histoire, je promets de la transmettre dans le futur comme tu l'as fait pour moi.


Bachi45 **

15:34 Écrit par A chaque jour suffit sa peine dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Euh Tonton? Tu peux remettre mes salutations à Dame Jacqueline, mais aussi à Dame votre fifille? Ben quoi, moi je travaille et je n'ai pas le temps de venir boire un Perrier, moi! ;o)

Écrit par : DédéSTIB | 24/07/2008

Merci Mon brave Ichou pour le bel accueil qui comme à l'habitude est irréprochable. Merci aussi pour la belle histoire sur les Perruches et très beau sujet et un bon moment d'histoire. Y a pas à dire, être chez le chef Ichou est vraiment un gout de Vacances. Même Princesse sera heureuse dans ton grand Jardin. Merci encore mon brave et GRAND AMI ICHOU ;o))

Écrit par : cacal le samaritain | 24/07/2008

Je savais qu'il y avait des oiseaux "exotiques" qui avaient investi la place mais je n'en connaissait pas l'origine. Merci pour cette jolie histoire...

Écrit par : Tarteauflan | 29/07/2008

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